Angélique kidjo
Musique

Angélique Kidjo

Nom de naissance
Kpasseloko Hinto Hounsinou Kandjo Manta Zogbin Kidjo
Né le
14/07/1960
à
Cotonou
Genre musical
World Music
Nationalité
Bénin

Biographie

Angélique Kidjo est l’une des artistes africaines les plus reconnues internationalement et la reine de l’afro-funk.

Née au Bénin, Angélique Kidjo a grandi au milieu de ses huit frères et sœurs. Sa mère, une femme d’affaire, crée, en 1967, la première troupe théâtrale du Bénin. Encouragée par celle-ci, Angélique Kidjo foulera, dès l’âge de six ans, les planches des théâtres. Cinq ans plus tard, elle prend la tête de l’orchestre de son collège qui deviendra le plus célèbre de tout le Bénin. Bercée par les musiques traditionnelles africaines, Angélique Kidjo ne tarde pas, adolescente, à découvrir les rythmes endiablés de James Brown et à s’encanailler sur les airs "yéyé" de Sylvie Vartan.

Dans les années 80, Angélique Kidjo quitte le Bénin pour s’installer en France et suivre des cours de jazz. Là, elle fait la connaissance du pianiste hollandais Japer Van’t Hof, leader du groupe Pili Pili. Dès 1984, elle devient l’interprète du groupe et enregistre, en 1986, son premier album "Ewa Ka Djo". Entre 1986 et 1987, elle enregistrera plusieurs albums avec le groupe avant de voler de ses propres ailes.

En 1989, Angélique Kidjo publie son premier album solo "Parakou", qui connaît un grand succès commercial. En 1991, paraît "Logozo", le second album d’Angélique Kidjo. Cet opus, plus abouti que le précédent, est entièrement signé par Angélique Kidjo et Jean Hébrail, son mari. Le succès de cet album dépasse rapidement les frontières de l’Europe et s’exporte au Japon, en Australie et aux Etats-Unis.

En 1992, elle sera nommée trois fois aux New Music Awards américains dans les catégories "Meilleur nouvel album", "Meilleur album de World Music" et "Meilleur artiste solo".
Angélique Kidjo est, à cette époque, une star internationale. De nombreux réalisateurs illustrent même leurs longs-métrages avec certains de ses morceaux. On retrouve ainsi ses titres sur les bandes originales de films aussi divers que "Ma saison préférée" d’André Techiné, "Journal intime" de Nanni Moretti, ou "Street Fighter" avec Jean Claude Van Damne.

En 1998, paraît "Oremi" un album entièrement enregistré aux Etats-Unis. La même année, Angélique Kidjo quitte Paris pour s’installer à New York.

Après la sortie, en 2001, d’une compilation "Keep On Moving", Angélique Kidjo présente son album "Black Ivory Soul", un opus aux couleurs du métissage et des musiques brésiliennes. Avec son mari Jean Hebrail, elle co-signe cinq titres. Pour le reste, elle s’est entourée d’auteurs reconnus tels Jacques Vénéruso, auteur de tubes pour J.J.Goldman, Céline Dion, Garou, et J. Kapler qui signe le premier extrait de l’album "Ne cédez jamais".

Sensible aux problèmes de société qu’elle perçoit chaque jour, révoltée par la misère des pays du Tiers monde et d’ailleurs, elle écrit des textes engagés. Elle évoque le sort des enfants des rues au Brésil "Les enfants perdus" et dénonce le racisme en Occident qui sévit encore et toujours.

Avec ses technologies modernes de communication, le monde actuel, selon Angélique, n'est pas si vaste. Son nouvel album "Oyaya" (qui veut dire joie en kwa) veut réunifier des êtres à travers la musique et son histoire. Mélangeant langues africaines et français, les treize chansons de l'album ont été co-écrites avec son mari Jean Hébrail, sur des musiques aux accents des îles, salsa, meringue, ska. En duo avec Henri Salvador, elle chante "Le monde comme un bébé", une antique mazurka intemporelle et délicate qui s'impose d'elle-même avec douceur.

C'est trois ans plus tard que la chanteuse retourne aux sources de ses racines béninoises, et sort son cinquième album intitulé "Djin Djin". Le titre fait référence à un son de cloche célébrant l'arrivée d'un nouveau jour pour le continent africain. Un grand nombre d'artistes collaborent à ce projet : Josh Groban, Carlos Santana, Alicia Keys, Joss Stone, Peter Gabriel et bien d'autres. L'album remporte un Grammy Award pour le Meilleur album de musique du monde contemporain, ainsi qu'un NAACP Image Award récompensant les œuvres des artistes Noirs américains.

Angélique Kidjo sort un album intitulé "Oyo" en 2010 et rend ainsi hommage à la musique qui a bercé son enfance au Bénin. Mélange de musiques traditionnelles, de reprises de Miriam Makeba, de chansons soul des années 1960 et 70, cet album a été arrangé avec la participation du guitariste béninois Lionel Loueke.

En 2012, paraît "Spirit Rising", album live enregistré à Boston où elle reprend ses versions du Bolero de Ravel, de Summertime et une version originale de Redemption Song. Pour l'occasion, elle a invité Branford Marsalis, Ezra Koenig ou encore Josh Groban.

L'artiste sort en 2014 l'album "Eve" qu'elle dédie aux femmes d'Afrique, à leur beauté et leur resilience. Angélique Kidjo a enregistré des chorales traditionnelles au Kenya et dans plusieurs villages du Benin.  Un duo avec la chanteuse nigériane Asa est aussi présent sur l'album.

 

C'est en 2015, que sort l'album "Sings" en collaboration avec l'Orchestre Philharmonique du Luxembourg arrangé par Gatz Waltzing. Et l'album "EVE" a reçu le Grammy du Meilleur Album World Music la même année. 

En 2018 Angélique Kidjo s'est associée avec le producteur légendaire Jeff Bhasker (Rihanna, Kanye West, Harry Styles, Bruno Mars, Drake, Jay-Z) pour créer 'Remain In Light' - un nouveau projet dans lequel Angélique ramène l'album iconique des Talking Heads à ses origines africaines. L'album est une réinvention morceau par morceau de ce que l'on considère comme l'un des disques les plus importants des années 80 et qui avait été lui-même influencé à l'origine par la musique de l'Afrique de l'Ouest et notamment par l'Afrobeat de Fela Kuti. Dans sa version de Remain In Light, Angélique célèbre le génie des Talking Heads, elle y injecte sa voix euphorique, des percussions explosives, des cuivres et des chants traditionnels béninois. ‘Remain In Light’ contient des collaborations avec Ezra Koenig de Vampire Weekend, Blood Orange, Tony Allen, et les cuivres d'Antibalas. Le peintre Kerry James Marshall a réalisé la pochette de l'album avec une photo en lumière noire.

 

C’est un parcours d’une grande cohérence que poursuit Angélique Kidjo, lauréate de trois Grammy Awards, reconnue par le Guardian comme l’une des 100 femmes les plus influentes au monde et par Time Magazine comme la «Première Diva Africaine». Après avoir exploré les routes de la diaspora africaine, via le Brésil, Cuba et les Etats-Unis, après s’être réapproprié l’héritage africain exploité avec talent par les Talking Heads dans l’album Remain In Light, la franco-béninoise s’est arrêtée sur une icône de la musique des Amériques, Celia Cruz. En dix titres, l’album Celia s’est départi du clinquant pour creuser les racines africaines de celle qui fut la «reine de la salsa», genre inventé à New-York par les immigrés caribéens.

 Elle a remporté son 4e Grammy Awards fin janvier 2020 avec l'album «Celia»

Février 2020, la grande Angélique Kidjo, marraine incontestée de l'émission ACOUSTIC sur TV5MONDE, vient clore la belle aventure de l'émission, qui tire sa révérence à l'aube de son 18ème anniversaire.
Angélique Kidjo en fut la première invitée en octobre 2002.

 
 

Discographie

2019  Celia
2018  Remain in Light
​​​​2015  Sings
2014  Eve
2012  Spirit Rising
2010  Oyo
2007  Djin Djin
2004  Oyaya
2002  Black Ivory Soul
1996  Oremi
1989  Parakou


 

 

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