Salif Keïta
Musique

Salif Keïta

Né le
25/08/1949
à
Djoliba
Genre musical
World Music
Nationalité
Mali

Biographie

Salif Keïta naît au Mali le 25 août 1949. Né Albinos, noir de peau blanche, Salif Keïta est rejeté par sa famille qui voit en cette différence un signe maléfique. Renié, caché, isolé, Salif Keïta découvre la solitude et la honte ; il trouve réconfort auprès des animaux et puise ses ressources dans la nature. Pour tromper son ennui, Salif Keïta imite ses amis, les oiseaux, et développe des capacités vocales exceptionnelles. Seul, il se plonge dans les livres et se prend de passion pour les chants des griots, poètes itinérants, qui transmettent les traditions orales de génération en génération.
Son père, fier agriculteur de père en fils, refuse de voir son fils emprunter cette voie de saltimbanque. Persuadé de sa vocation, Salïf Keita n’a qu’une solution, quitter son village pour s’installer à Bamako.
À la fin des années soixante, Salif Keïta fait ses débuts dans les cabarets de la capitale. Séduit par le timbre si particulier de ce jeune interprète, le saxophoniste Tidiané Koné lui propose d’intégrer son groupe “ Le Rail Band de Bamako “.
En 1973, il quitte le groupe pour rejoindre une autre formation, “ Les Ambassadeurs “, menée par le guitariste Kanté Manfila. Le groupe se produit régulièrement dans un hôtel célèbre de Bamako avant de partir pour une grande tournée en Afrique de l’Ouest. En 1978, le groupe s’installe à Abidjan. Là, ils enregistrent “ Mandjou “, un premier album, qui connaît un énorme succès commercial. Fort de ce succès, Salif Keïta et Kanté Manfila s’expatrient aux Etats-Unis et s’installent trois mois à New-York où ils enregistrent les albums “ Primpin “et “ Toukan “ qui suscitent le même enthousiasme que “ Mandjou “.

Invité au festival d’Angoulême en 1984, Salif Keita est acclamé. Charmé par la France où le mouvement afro est en plein essor, Salif Keïta quitte définitivement Abidjan et s’installe à Paris.
En 1987, il publie son tout premier album solo “ Soro “. Cet opus interprété en Malinké connaît un succès immédiat en France. La même année, il est invité en Angleterre pour un concert organisé à l’occasion des 70 ans de Nelson Mandela. Entouré de stars consacrées tel Youssou N’Dour, il est intégré au cercle fermé des vedettes de la World Music. Reconnu dans le monde, Salif Keïta poursuit sa carrière ; il enregistre les albums “ Ko-Yan “ en 1988, “ Amen “ en 1991, suivi de “ Folon “ en 1995, “ Sosie “ en 1997 et “ Papa “ en 1999.
Après quelques années d’absence, Salif Keïta présente l'album “ Moffou “. Cet opus interprété en Malinké et en Bambara est un hymne à la joie, à l’amour et évoque les bonheurs de la vie.

Acoustique et rythmé, son nouvel opus (2006) privilégie la kora et le balafon ainsi que les langues traditionnelles Malinké et Bambara. L'album “M'Bemba“ est une ode à la mémoire de ses ancêtres (“M'Bemba “signifie “grand-père“). Véritable virtuose, Salif nous offre une musique radieuse dès plus respectueuse de ses origines. Un album digne et royal.

Salif Keïta est né albinos dans une région où les albinos sont mal vus en raison des pouvoirs maléfiques qui leurs sont attribués. Son album “La différence“ évoque cette souffrance, ce disque est l’un des albums les plus engagés et les plus touchants de sa carrière.

Discographie

1987 : Soro
1988 : Ko-Yan
1991 : Amen
1995 : Folon
1997 : Sosie
1998 : Papa
2002 : Moffou
2006 : M'Bemba
2009 : La différence